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Histoire de la gymnastique

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AUX ORIGINES DE LA GYMNASTIQUE

LA GYMNASTIQUE - des origines à l ' ACVG.


Gymnastique : histoire d’un mot.

En grec, le mot «gymnos» signifie nu ou légèrement vêtu, sans armure.

Les athlètes grecs s’entraînaient ou concouraient en tenue très légère.

Les images antiques les représentent toujours nus, mais c’était surtout par convention artistique.

Le «gymnasion» est le lieu d’entraînement (ce mot a donné le gymnase, qui désigne en France une salle de sport).

L’entraîneur est le «gymnastès».

Les écrivains de la Renaissance ont repris le terme en le latinisant, «ars gymnastica», la technique gymnique, pour désigner l’ensemble des activités de culture physique. C’est de là que ce mot a passé dans la langue française.


Histoire du sport.

Dès ses origines, l’humanité a du effectuer un entraînement physique, pour trouver de la nourriture, échapper aux dangers, voire trouver une compagne ou un compagnon. Les jeux de l’enfance y préparaient et les adultes entretenaient ces aptitudes.

Mais de quand date la notion de sport, au sens moderne du terme ?

De sources historiques certaines, on peut débuter avec la Grèce antique. La préparation aux jeux consistait en une culture physique générale, destinée surtout à la préparation militaire. L’athlétisme, la lutte, la boxe, dès cette époque, sont des disciplines proches de celles qui sont pratiquées actuellement. Des épreuves hippiques étaient également pratiquées.

On connaît évidemment les Jeux Olympiques, dont la tradition fixe la naissance en 776 avant JC. S’ils avaient une très importante connotation religieuse (culte rendu à Zeus), il s’agissait déjà de sport spectacle.

Les Romains n’avaient pas le même goût esthétique pour la beauté du corps. Leurs soldats bénéficiaient bien d’une préparation physique, mais qui n’avait qu’une lointaine parenté avec le sport actuel.

Le Moyen-Age nous a laissé les images bien connues des joutes de chevaliers. Il en découlait l’esprit chevaleresque qui a fortement inspiré, au XIXe s. les inventeurs du sport moderne, souvent issus de la noblesse anglaise ou française. L’entraînement nécessaire à l’équitation et aux combats équestres se faisait en partie sur des «chevaux» de bois, ancêtres de notre cheval-arçons. Le peuple pratiquait des activités moins aristocratiques : tir à l’arc, jeux de balle (boule de bois, ou de cuir remplie de paille), jet de pierre, course, saut, lutte. Acrobates et jongleurs ont posé les bases de notre gymnastique au sol.

C’est la Renaissance (dès le XVIe s. en Italie et en Europe) qui a retrouvé l’idéal esthétique des Grecs. Les humanistes préconisaient une hygiène comportant la pratique de la gymnastique, terme qui désignait des activités telles que jeux de balle, pugilat, grimper de corde, haltères, natation, marche, course, équitation.

Les philosophes du XVIIIe s. abondaient dans ce sens. Par exemple, Jean-Jacques Rousseau influença fortement les pédagogues et médecins de son époque en défendant une éducation globale visant à la formation d’une âme bien trempée: les jeux et activités physiques dans la maison et dans la nature en faisaient partie.

Notre gymnastique eut cependant des origines essentiellement germaniques.

L’Allemand Guts Muths a mis au point, dès 1793, une «Turnkunst» très complète. On lui doit une bonne partie de nos engins actuels : le «cheval» (utilisé depuis longtemps pour l’entraînement des cavaliers et voltigeurs), le «reck» (alors une poutre de section carrée, de suspension, d’appui et d’équilibre), la «poutre» (fixe ou oscillante). Femmes et enfants avaient leur place dans son système.

Puis Friederich Ludwig Jahn allait donner à la jeunesse allemande un idéal héroïque, le goût de l’effort et du risque, le sens de l’obéissance, dans le cadre d’une nation réunifiée. Privilégiant la gymnastique aux engins, il créa, à partir de 1805, les premiers «Turnvereine», où l’on appréciait les défilés martiaux, la tenue uniforme, le tutoiement. Jahn est en général considéré comme le principal créateur de la gymnastique. Il avait cependant exclus l’élément féminin de son programme.


La gymnastique suisse et la SFG.

L’influence allemande stimula la création des premières sociétés de gymnastique en Suisse. En 1816 est fondée, dans les milieux universitaires, Bern Rhenania. Le sautoir, attribut des sociétés d’étudiants, y trouva son origine.

La première Fête fédérale de gymnastique fut organisée à Aarau en 1832. 60 gymnastes y participèrent, dont 14 aux concours de barre fixe, barres parallèles, équitation, poutre oscillante, saut, javelot.

A cette occasion, les base de la Société Fédérale de Gymnastique (SFG) furent élaborées et les statuts, œuvre de deux étudiants en théologie, acceptés l’année suivante.


La fondation de la SCVG.

La première société vaudoise fut fondée à Lausanne en 1835, par des étudiants affiliés à la société d’étudiants «Zofingue». Elle fut admise à la SFG en 1838 sous le nom de «section de Lausanne», mais dissoute en 1866. En 1845, puis en 1858 d’autres sections se développèrent pour aboutir à la doyenne de nos sociétés vaudoise, «Lausanne-Bourgeoise». En 1850 c’est à Yverdon, en 1851 à Ste-Croix, 1855 pour Vevey, eu 1855 à Nyon et Morges, que se formèrent de nouvelles sections.

La première Fête cantonale fut organisée à Lausanne en 1851, avec les gymnastes de Lausanne, Yverdon et Moudon. Un second rassemblement eut lieu à Yverdon en 1853.

La section de Vevey, en 1858, prit l’initiative de convoquer une assemblée de délégués, le 14 mars à Lausanne, qui aboutit à la création de la Société cantonale vaudoise de gymnastique, SCVG. Son premier président, Paul Ceresole (1832-1905) nous a laissé un CV impressionnant: municipal à Vevey, député, conseiller d’Etat, conseiller national, juge fédéral, conseiller fédéral, président de la Confédération en 1873, directeur de la compagnie du Simplon, commandant du 1er corps d’armée, abbé-président de la Confrérie des Vignerons !

La première Fête cantonale se déroula à Vevey, les 25 et 26 juin 1858. Les concours réunirent, au Pré-de-la-Ville (futur emplacement de la gare de Vevey), 25 concurrents de Lausanne, 4 d’Yverdon, 10 de Nyon, 2 de Ste-Croix, 20 de Genève. Le Conseil d’Etat avait consenti un subside de 100 francs, alors que la Municipalité de Vevey offrait la salle de fête et 60 bouteilles de vin de 1849.

Le comité cantonal ne se réunit plus avant mai 1959, son rôle étant essentiellement l’organisation de Fêtes cantonales bisannuelles ou, les années intermédiaires, d’une Course cantonale.

La vie des sections est souvent précaire: le départ d’un moniteur, des conflits personnels, le manque d’assiduité aux entraînements et les difficultés financières émaillèrent leur histoire. L’équipement en salles de gymnastique ne se fit que très lentement. Pourtant l’amélioration se fit sentir après l’adoption de la Constitution fédérale de 1874, qui impose 2 heures de gymnastique par semaine aux écoliers dès 10 ans. A la fin du siècle, la SCVG comptait 38 sections et 2802 membres, dont 853 actifs.

Très tôt, les sections vaudoises créèrent des groupes d’élèves qui pouvaient même participer aux entraînements des sections adultes. Mais ce n’est qu’en 1914 qu’un premier concours fut organisé pour eux, à Morges.

La gymnastique féminine, par contre, a mis beaucoup de temps à s’imposer. Un des promoteurs de la gymnastique en Suisse, P.H. Clias, avait pourtant développé, dans la première moitié du XIXe s., une méthode médicalement fondée qu’il avait nommée la callisthénie (de 2 mots grecs signifiant beauté et vigueur). Les radicaux vaudois introduisirent l’école obligatoire pour les filles au milieu du XIXe s. et la gymnastique pour les degrés supérieurs. Ce n’est qu’à la fin du siècle que la gymnastique fut dispensée aux filles de l’école primaire.

En Suisse romande, les sociétés féminines restent cependant à l’écart de ce mouvement. Les demoiselles sont cantonnées aux rôles d’admiratrices ! En Suisse alémanique, par contre, de telles sociétés sont créées dès l893. Elles créent en 1908 une association suisse de gymnastique féminine (ASGF). D’abord copie de la gymnastique masculine, celle des dames adopte rapidement la méthode suédoise: bancs, espaliers, exercices aux engins. C’est en 1912 que naît au Sentier la première société vaudoise répertoriée. D’autres suivent très rapidement. Différents statuts coexistent: certaines sociétés sont totalement indépendantes, d’autres sont une sous-section de la société masculine. Une bonne partie d’entre elles sont dirigées par des moniteurs. En 1925, ces sociétés se regroupent en une «Association cantonale des sociétés de gymnastique de dames», sous la présidence de Ernest Hartmann. Cette association deviendra dans les années 1960 l’ «Association vaudoise de gymnastique féminine» jusqu’à la fusion avec la SCVG en 2001.

En 1985, la Société fédérale de gymnastique (masculine) et l’Association suisse de gymnastique féminine ont fusionné après de longues années de tractation. La nouvelle Fédération suisse de gymnastique, FSG, ouvrait ainsi la voie.

Dans le canton de Vaud, la fusion se fait attendre…La première Fête cantonale réunissant les deux mouvements ne se déroule à Payerne qu’en 2000. Elle réunit 2400 adultes et 3800 jeunes pour les concours de société, ainsi que 1439 individuels. De la gymnastique enfantine aux seniors, tous les âges sont représentés.

Mais un signe tangible du rapprochement est déjà donné en 1997. Le journal «Gym vaudois», lancé en 1992 par la SCVG est adopté comme organe officiel par l’AVGF. Puis en 1998, les deux comités entraînent les délégués d’adopter la fusion à l’unanimité, de part et d’autre. le 7 avril 2001, à Ecublens, une Assemblée des délégués commune ratifie les statuts et élit le premier comité de l’Association cantonale vaudoise de gymnastique ACVG, forte de 300 sociétés et de plus de 20'000 membres.

La première Fête cantonale organisée par l’ACVG a lieu en 2006 à Aigle. Un beau succès, mais qui implique un engagement de plus en plus important des organisateurs. On ne reverra probablement pas de sitôt plusieurs sociétés se disputer l’honneur de mettre sur pied une Fête cantonale !

L’ACVG contribue à l’organisation du Championnat d’Europe de gymnastique artistique masculine, à Lausanne, en 2008. Puis ce sera, en 2011, la Gymnestrada, qui offrira à la population vaudoise un extraordinaire spectacle.


Citons également les Vétérans.

Il ne faut pas les confondre avec les gyms-hommes, les dames ou les seniors, qui sont des catégories de membres «travaillants». Les vétérans portent en effet un titre honorifique accordé par l’ACVG aux membres âgés de 40 ans au moins, qui peuvent se prévaloir de 15 années d’activité effective dans une société. Ils peuvent alors rejoindre le groupe vaudois de l’Union fédérale des gymnastes vétérans qui tient des assemblées annuelles, depuis sa fondation en 1925.

Destiné à maintenir les liens entre les anciens gymnastes, le Groupe vaudois apporte en outre un soutien financier apprécié, notamment au bénéfice des activités de la jeunesse. Fort de plus de 1300 membres, il conserve une nette dominante masculine malgré son ouverture aux gymnastes féminines consécutive à la création de l’ACVG (une ouverture qui se fait attendre au niveau fédéral…).


Vocabulaire.

Le mot gymnastique désigne l’ensemble des activités pratiquées dans nos sociétés.

On l’emploie aussi avec des compléments qui caractérisent certaines spécialités :

artistique, rythmique, aux agrès, aux jeux nationaux.

Mais on l’utilise tel quel pour dénommer une discipline spécifique, ce qui peut poser des problèmes aux non-initiés. Les résultats des concours de gymnastique comprennent donc, à côté des agrès ou de l’athlétisme, la gymnastique. Il s’agit alors de ce que l’on appelait autrefois les préliminaires ou l’école du corps.

 

Jeux nationaux.

C’est incontestablement la plus ancienne des disciplines de la gymnastique suisse, puisqu’elle correspond aux jeux populaires du Moyen Âge. Au sein de la FSG, primitivement influencée par la gymnastique allemande, elle n’a cependant été introduite qu’après les engins. En 1846, le programme de la Fête fédérale propose des concours spéciaux : course, lutte, saut, grimper, javelot, escrime. En 1855, à la Fête fédérale de Lausanne, on distingue le concours aux engins et le concours national.

Le programme s’affine peu à peu pour en arriver à ce que nous connaissons encore actuellement, soit un programme à options d’avant-luttes, lever et jet de pierre, saut combiné, saut en longueur, cent mètres, exercice au sol, et des passes de lutte libre et de lutte suisse (à la culotte).

Ce sport exclusivement suisse a vu son succès nettement baisser depuis les années nonante.

 

Athlétisme.

Né en Angleterre au XIXe s., l’athlétisme peut se prévaloir d’origines très anciennes. Le mot vient d’ailleurs du grec, où il désignait l’ensemble des disciplines.

Popularisé par les premiers jeux d’Athènes en 1896, il apparaît peu à peu dans le Canton de Vaud en tant que discipline spécifique, mais au sein des clubs de football ! D’où difficultés entre les instance sportives pour attribuer les titres nationaux et sélectionner les athlètes pour les compétitions internationales. Le problème n’est réglé qu’en 1971. Pour nos membres se pose le problème de l’inexistence, au sein de la SFG et de la SCVG, de compétitions par disciplines. Nos fêtes, aussi bien masculines que féminines, ne comportent que des concours multiples : triathlon, pentathlon, heptathlon, décathlon selon les catégories. Les spécialistes sont donc forcés d’être affiliés aussi à l’association cantonale vaudoise d’athlétisme.



Extraits d’Histoire illustrée de la gymnastique vaudoise 1858 - 2008.

Editée par l’ACVG en septembre 2008

DR


Mise à jour le Vendredi, 29 Janvier 2010 08:22  

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